DNIS : Saleh Kebzabo et Zène Bada contestés par leurs pairs
Lors des débats en plénière sur le processus électoral et les grandes institutions ce 03 octobre 2022 au palais de 15-janvier, la question de deux tiers de représentativité des partis politiques sur l’ensemble du territoire soulevée par Saleh Kebzabo suscite de vives réactions des autres leaders politiques. Reportage !
Saleh Kebzabo, leader du parti calebasse UNDR estime pour sa part qu’un parti soit éligible, il faut qu’il soit au moins représentatif de deux tiers sur l’ensemble du territoire national. Une affirmation soutenue par l’ex SG du Mouvement patriotique du salut Mahamat zène Bada. Bada regrette surtout le fait que, certains partis politiques ont leur siège dans leurs sacs. Des opinions qui ont fait soulever la travée bleue des leaders des autres partis politique s’étouffant quelques instants l’intervention de Saleh Kebzabo. Le leader du parti Calebasse suggère ainsi pour limiter la question de la pléthore des partis politiques. Hamit Mahamat Dalop président du MDST ne voit pas les choses de la même façon. Il signifie que l’existence des partis politiques concourt au renforcement du processus de la démocratie. Mais les limiter, c’est une très mauvaise idée dans la mesure où il y a déjà un critère d’éligibilité des partis politiques qui sont déjà en place, soutient-il. Cela dit-il, peut permettre aux uns et aux autres d’avancer et surtout qu’aujourd’hui on demande que les partis politiques soient le tiers dans nos provinces. Ce qui suppose qu’il faut des moyens pour les partis politiques dans leur totalité, soutient-il.
« En réalité pour animer la vie politique, il faut assez de ressources. Je propose que cette subvention soit revue en hausse, cinq milliards par exemple par an afin de régler au moins une année après », déclare Dalop. Concernant le délai de recours de contestation de résultats fixé à cinq jours, le leader du MDST trouve insuffisant pour produire un rapport de revendications. Il faut dix jours propose-t-il. « Il faut aussi instaurer la biométrie intégrale avec kit de contrôle pour rassurer les résultats », conclut-il.

Un autre leader du parti Politique socialiste tchadien (PST) prend la parole : « Le père de la démocratie tchadienne vous avait dit je vous apporte ni or ni argent mais la démocratie et la liberté », rappelle-t-il. A son avis, les partis politiques sont les baromètres du gouvernement. La pléthore des partis politique a été favoriséeselon lui, par le système au pouvoir. Sans moyens un parti politique ne peutévoluer signifie-t-il. Le président du PST donne l’exemple du Cameroun voisin qui donne une somme de 100 millions de subvention de base aux partis politiques nouvellement créés. « Ne nous, cassez pas la tète avec l’idée de regroupement. Donnez-nous de moyens conséquents et formater le système en place et vous nous verrez sur le terrain », s’évertue-t-il.
Candidat indépendant doit être parrainé par un parti politique
Aziz Mahamat Saleh, un autre homme politique note une réelle difficulté à propos du problème de pléthore. D’après lui, viendront s’ajouter probablement, ceux des ex-politico-militaires. Il suffit simplement que la règlementation soit appliquée, dit-il. Cette question de pléthore pose une réelle difficulté pour concourir au suffrage exprimé. « Lorsque vous créez un parti politique et vous ne participez à aucune élection vous n’existez en réalité pas », s’adresse-t-il à ses pairs. Autre entrave évoque Aziz Mahamat, on ne peut pas sanctionner un parti politique. « Alors il faut un observatoire pour un rappel à l’ordre quant à leur statut. Les confusions idéologiques qui contredits a été à la base du statut.

S’agissant du renouvellement des dirigeants, il n’y a pas une règle pour l’imposer. Dans la plupart des partis, cela figure dans leur règlement intérieur mais ça n’a jamais été observé », explique-t-il.
Selon Ahamat Mahamat zène président du MPDT mouvement pour le développement du Tchad, c’est difficile de cerner clairement l’idéologie des partis politiques dans ce pays. « Soyons sérieux avec nous-mêmes si nous prétendons diriger demain le Tchad », déclare-t-il. La loi 032 est exclusive dans ses dispositions, constate le président du MPDT. S’agissant du processus électoral, il reflète notre niveau de la démocratie et à la participation de débats politique souligne Ahamat Zène. « Malheureusement depuis 1990, toutes les élections ont été biaisées quelque part. Maintenant si nous sommes à un dialogue réellement souverain faisons un effort pour tourner cette page noire des élections. Pour que les futurs dirigeants jouissent du respect de nos peuples », interpelle l’homme politique. Il suggère enfin à ce que la candidature indépendant soit parrainée par un parti politique. Mais ne pas l’admettre ressemble à un hors-jeu de nos compatriotes de la diaspora et les jeunes qui n’ont pas de partis politiques.
Opportun Ndokaya